1. Généralités

2. Exemple de la cocaïne

3. Une recherche de plaisir



2. Exemple de la cocaïne

Nous étudions la cocaïne, en tant que drogue, et son mode d’action et les effets qu’elle peut avoir sont communs à beaucoup de drogues. C’est l’une des drogues les plus addictives. 10% des personnes ayant une consommation récréative vont vers une consommation abusive et dépendante1. Nous la prenons à titre d’exemple.

La cocaïne est un inhibiteur* de la dopamine et un anesthésique local. Elle est utilisée dans des traitements en médecine pour soulager des douleurs. Ses effets sont similaires à ceux des amphétamines notamment.

Elle a aussi la propriété, comme beaucoup d’autres drogues, de déclencher euphorie, réduction de la fatigue, atteinte d’une sensation d’acuité mentale (nooanaleptique* ou sentiment de puissance intellectuel) liée à l’inhibition de la recapture de la dopamine au niveau du transporteur de ce neurotransmetteur de la fente synaptique.

Etant l’inhibiteur du transporteur de la dopamine, elle la bloque et la dopamine (notamment ou les neurotransmetteurs de façon générale) ne peuvent plus être recaptés par le neurone émetteur. Leur concentration augmente dans la synapse, ce qui déclenche les effets d’euphorie… les effets de la cocaïne sont pareils pour la sérotonine (qui entraîne l’euphorie et la sentation de confiance en soi) et la noradrénaline (l’énergie, plus ou moins semblable donc à un nooanaleptique), mais amoindris. Suite au grand nombre de neurotransmetteurs, il y a plus de canaux ioniques ouverts. Pour répondre à ce taux de dopamine élevé, la membrane de la cellule post-synaptique synthétisent de nouveaux récepteurs.

Cela provoque une accentuation des symptômes : tremblements, labilité* émotionnelle, irritabilité, acathisie*, insomnies, amnésies*, paranoïa, attaque de panique, anxiété, tachycardie*, arythmie*, hypertension, hallucinations, troubles divers…

Ainsi, elle a des répercussions sur les émotions ressenties, et le comportement durant sa période d’action.

Elle peut aussi mener à des formes de la schizophrénie.

Une intoxication à la cocaïne peut donner des phénomènes de tolérance inverse.

L’hyperactivité des neurones dopaminergiques de la voie mésolimbique est théoriquement à l’origine des symptômes positifs de la psychose, comme le délire et les hallucinations.

Le système mésolimbique dopaminergique libère de plus en plus de dopamine jusqu’à une psychose franche.

Développement de la tolérance inverse2

Peuvent aussi suivre des syndromes de sevrage, qui poussent la personne à bout, et l’exposent fortement à tout type de dépression, hypersomnolence, ainsi qu’une anhédonie*, si la personne n’absorbe plus de cocaïne. Ces syndromes sont liés à la désensibilisation des récepteurs dopaminergiques, c’est-à-dire plus simplement, une certaine accoutumance à un haut taux (provoqué artificiellement par la drogue) de la dopamine dans les circuits de récompense. En fait, le cerveau « demande » de la cocaïne quand le taux de dopamine est redescendu à la normale.

1 voir les annexes

2 Stephen M. STHAl, Psychopharmacologie essentielle