1. Qu’est-ce que l’émotion?

2. La phase de réaction cérébrale

a. La mémoire et l’ensemble du système limbique

b. Les différentes parties cérébrales actives dans l’émotion

3. La phase de réponse de l’organisme

a. De la réaction encéphalique vers les glandes hormonales et les neurotransmetteurs

b. L’action des hormones et des neurotransmetteurs et réaction des organes, base de la réponse de l’organisme



1. Qu'est ce que l'émotion?

Bien trop rapide pour que nous puissions la commander instantanément, l’émotion est une réaction naturelle qui répond au plus vite à une situation donnée. Ainsi, nos ancêtre les plus lointains savaient qu’en fuir et devant quel animal, à la chasse par exemple. Mais tous les déclencheurs émotifs n’ont pas été établis par l’évolution. Certains se sont retrouvés associés par notre cerveau à des objets émotionnellement compétent, et ce grâce à nos expériences personnelles passées. Ainsi, vous ne réagirez pas de la même manière face à quelqu’un qui se cache derrière une porte, suivant s’il s’agit d’un voleur ou d’un proche. Nous développerons par la suite pourquoi notre corps réagit, dans la première phase de réaction de l’émotion, de manière identique dans les deux cas.

Si nous sommes la plupart du temps bel et bien conscient des émotions qui nous envahissent, il reste néanmoins bien rare de savoir les dompter. Ainsi, qu’elle soient heureuses ou malheureuses, dues à des déclencheurs de l’évolution ou de nos propres expériences, nos émotions font bien souvent de nous des esclaves de notre propre esprit ; impossible de retenir une larme lorsque quelqu’un nous quitte, de frissonner à la vue d’un serpent par exemple, ou de rire à la simple vue de notre Jules.

« Mais nous pouvons distinguer deux types d’émotions, nous rappelle le docteur Georges Abraham dans l’œuvre Les objets de la psychiatrie, à savoir les émotions normales et non pathologiques, comme le joie, l’enthousiasme, ais aussi la tristesse et la nostalgie, et les émotions franchement perturbées - et bien souvent perturbatrices – comme la rage, la jalousie, la haine… ». Mais en plus de distinguer les deux types émotionnels présentés, le docteur Abraham nous amène à la notion de seuil émotionnel. Ce seuil est franchi lorsqu’une émotion normale et adéquate devient anormale est inadéquate, relevant des notions d’excès ou d’insuffisance. C’est ainsi qu’une émotion normale et non pathologique se muera en émotion pathologique, un excès de tristesse amenant à la dépression, de la colère deviendra de la rage et de l’enthousiasme une sorte d’aveuglement émotionnel.

L’émotion, qui peut paraître si banale, serait donc en fait une immense réaction de notre organisme afin de répondre rapidement à une situation de notre vie quotidienne. Mais qu’elle réaction ; en l’espace d’un instant, l’ensemble de notre mémoire, innée ou acquise, sera étudiée, et une majeure partie de notre corps entrera alors intensément en action. Il s’agit ici sûrement de la raison principale de la suprématie de l’homme sur Terre.