1. Qu’est-ce que l’émotion?

2. La phase de réaction cérébrale

a. La mémoire et l’ensemble du système limbique

b. Les différentes parties cérébrales actives dans l’émotion

3. La phase de réponse de l’organisme

a. De la réaction encéphalique vers les glandes hormonales et les neurotransmetteurs

b. L’action des hormones et des neurotransmetteurs et réaction des organes, base de la réponse de l’organisme



a. La mémoire et l’ensemble du système limbique

Nos cinq sens apportent en permanence les informations dont le cerveau a besoin pour prendre au plus vite les décisions adéquates. Ils sont en effet notre seul lien avec le monde qui nous entoure, de telle manière que dans n’importe quelle situation, un de nos sens sera en mesure de nous apporter des données nécessaires. Mais à une situation identique, deux individus de la même espèce pourraient ne pas avoir la même réaction. Ainsi, un chien dressé à la défense de la maison empêchera le voleur d’entrer, alors qu’un chien plutôt dressé à être gentil essaiera de jouer avec celui-ci. Leurs sens auront pourtant apporté les mêmes renseignements, ce qui prouve donc que nos cinq sens seuls ne nous permettent pas de prendre systématiquement les bonnes solutions. Alors qu’elle est la raison de cette différence de réaction ? Il s’agit d’une manifestation qui peut paraître tout à fait banale et qui tient pourtant une place importante : la mémoire.

Chaque individu crée en permanence des liens entre certaines situations qui deviendront des déclencheurs émotifs et des objets émotionnellement compétent. A titre d’exemple, une personne effrayée à la vue d’un serpent a inconsciemment fait le lien entre la peur, qui devient le déclencheur émotif, et le serpent, ainsi devenu l’objet émotionnellement compétent.

La mémoire résulte en effet d’un apprentissage continu qui permet à l’organisme de conserver des informations provenant de situations diverses. Ces informations pourront alors être réutilisés par la suite. Pour ce faire, le système nerveux, va jouer un rôle très important. C’est lui qui va sélectionner, parmi l’ensemble des informations reçues, celles qui paraissent pertinentes. Sont deuxième rôle est de stocker ces informations sous la forme d’engramme (forme dite « stable et définitive) afin qu’elle ne se perdent pas. Mais le système nerveux doit également être en mesure de retrouver certaines informations stockées et de les réutiliser dans de nouvelles situations. Pour faciliter le travail de stockage et de recherche de données, la mémoire est subdivisé en deux types : la mémoire à court terme et la mémoire à long terme. Comme leur nom l’indique, la première correspond à un stock mnésique (de mémoire) ayant une capacité et une durée limitées, alors que la deuxième correspond à un stock mnésique d’informations consolidées.

Mais l’organisation complexe qu’est la mémoire reste néanmoins trop étendue et les informations ne pourraient être transmises assez rapidement. C’est pourquoi la mémorisation est à nouveau découpée, mais cette fois-ci à partir de critères fonctionnels. On donne alors plusieurs noms à la mémoire.

¤ Pour l’exécution d’un geste devenu automatique, tel que celui de marcher ou d’écrire, et dont le rappel des informations est devenu inconscient, on parlera de mémoire procédurale. Très pratique, elle permet de ne pas encombrer notre pensée par des actions répétées un grand nombre de fois.

¤ A l’inverse, on trouve une mémoire où le rappel des informations est conscient. On la nomme la mémoire déclarative. C’est grâce à elle que nous attribuons un sens à certaines informations comme le sens d’un symbole ou d’un mot. Mais c’est également à elle que nous devons la mémorisation de certains évènements importants dans nos vies, tels qu’un moment de joie ou de tristesse, ou un évènement politique par exemple. Ainsi, personne ne saurait dire ce qu’il a fait le 7 septembre 1992, ni le 8 Janvier 1998. Pourtant tout le monde saurait raconter précisément de quelle manière il a appris que les attentas avaient eu lieu le 11 Septembre 2001.

Plusieurs parties du cerveau sont impliquées dans la mémorisation. L’essentiel des structures cérébrales participant à ce processus constituent le système limbique.

Au XIXe siècle, des savants renommés, et parmi eux Darwin et Freud, se sont penchés sur le rôle du cerveau dans l’expression de l’émotion. A partir d’observations minutieuses de l’expression émotionnelle chez l’animal et chez l’homme, des théories se sont développées, rapprochant expression et expérience émotionnelle.

Au cours du XXe siècle, le concept d’un système responsables des émotions , appelé système limbique, a été avancé, mais il est encore bien difficile aujourd’hui de tenter de définir un seul système engagé dans le contrôle des processus émotionnels.

Le système limbique est composé principalement des amygdales, de l’hippocampe, du thalamus et de l’hypothalamus.

Situés prés de l’hippocampe dans la région antéro-inférieure du lobe temporal, les amygdales possèdent de nombreuses connexions avec les autres parties du système limbique. Les informations sensorielles leur parviennent principalement des projections des régions sensorielles du thalamus et du cortex. Toutes nos réactions à des événements qui ont une grande importance pour notre survie semble être moduler par celles-ci.

De nombreuses connections interneuronales ont aussi lieu entre l’hippocampe et les amygdales. Ce dernier est en effet impliqués dans le stockage et la remémoration de souvenirs explicites et est capable de traité un ensemble de stimuli, le contexte d’une situation.